Thomas Cook, les raisons de la descente aux enfers du voyagiste britannique

Cela fait la une des journaux depuis le début de semaine ! Thomas Cook s’est déclaré en faillite, lundi 23 septembre, à 3 h 30 du matin. Plus de dix milliards d’euros de chiffre d’affaires, 21.000 employés dans 16 pays, 105 avions, 200 hôtels… Tout cet empire du voyage s’est effondré !

Il n’a fallu que quelques jours pour que Thomas Cook, le vénérable opérateur de tourisme britannique, né en 1841, passe d’une situation de grande difficulté à la faillite.

La fin de Thomas Cook après 178 ans…

Des créanciers ont demandé la semaine dernière à Thomas Cook de trouver 227 millions d’euros de financements supplémentaires pour valider un plan de sauvetage de 900 millions de livres mené par le Chinois Fosun, premier actionnaire. Les discussions de ce week-end n’ont abouti à aucun accord.

La faillite a été annoncée, par le conseil d’administration et les autorités, dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 septembre, au terme d’un week-end d’ultimes tractations entre ses dirigeants, ses banques créancières, l’actionnaire chinois Fosun et le gouvernement.

George Lawrie, vice-président et analyste principal chez Forrester déclare sur la faillite du voyagiste britannique :

Thomas Cook avait une dette importante dans son bilan et le cours des actions est en forte baisse depuis 2011. L’une des principales raisons : elle pensait devoir posséder des actifs pour faire de l’argent. Les acquisitions réalisées depuis 2008, dont Hotels4U, Elegant Resorts et Gold Medal International, ainsi qu’un investissement significatif pour la reprise de la licence d’exploitation de la marque Thomas Cook au Moyen-Orient et en Asie, ont nécessité l’engagement de dépenses importantes depuis dix ans. Il s’agissait d’une entreprise à forte intensité d’actifs dans une économie numérique à faible intensité d’actifs.

Selon The Guardian, c’est la dette du voyagiste, estimée à 1,7 milliard de livres, soit 1,9 milliard d’euros, qui explique la chute.

On parle également du Brexit… le Brexit a en effet accéléré la faillite du voyagiste mais le groupe britannique se débattait depuis plus de 10 ans pour survivre.

Après avoir survécu à 2 guerres mondiales, une nationalisation en 1945 et une quasi-faillite en 2011, le poids du Brexit allait-il être trop lourd pour les épaules de Thomas Cook ? le plus ancien voyagiste du monde aurait été emporté par les conséquences de la sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne. Telle est, en tout cas, l’impression qui se dégage de l’annonce, lundi 23 septembre, de la cessation d’activité de Thomas Cook. “Je me demande si Thomas Cook rentrera dans l’histoire comme la première grande victime industrielle du Brexit”, s’interroge le politologue britannique Simon Hix sur Twitter. En mai dernier, Peter Frankhauser, le PDG suisse du groupe, reconnaissait déjà selon France24 qu’il ne “faisait aucun doute” que les incertitudes autour de la sortie de l’UE lui compliquaient considérablement la tâche.

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